Les objectifs de la médiation animale

Ces objectifs sont basés sur la littérature scientifique et classés par ordre d’importance.

La présence d’un chien auprès de la personne permet de diminuer l’anxiété et d’apporter un apaisement par sa simple présence, mais également par le contact physique avec les poils. Il permet à la personne de se concentrer sur le chien et non plus uniquement sur les douleurs ou pensées. La personne crée une relation singulière avec le chien dans laquelle il ne sera jamais jugé et dans laquelle il est accepté tel qu’il est.

Le contact avec un chien met la personne plus en confiance et elle se sent plus à l’aise pour parler. Elle permet également de stimuler l’expression verbale et non verbale. La communication est facilitée, tant lors de la prise en charge logopédique, qu’avec les autres personnes (discussions autour des souvenirs, anecdotes concernant les chiens et les animaux en général).

Le travail avec un chien permet de stimuler la mémoire, notamment la mémoire épisodique et la mémoire perceptive. Des activités de réminiscence stimulent également la mémoire. Sa présence permet également de favoriser la concentration et l’orientation spatio-temporelle.

Le contact avec un chien permet de stimuler les cinq sens. C’est particulièrement important pour les personnes présentant une apathie ou une désorientation importante. Lorsque la communication n’est plus possible avec une personne désorientée, les sens sont primordiaux à stimuler.

L’autonomie, la motricité globale et la motricité fine sont stimulées par les activités avec le chien. Les difficultés motrices peuvent être détournées par le fait de prendre soin du chien, le promener, le caresser, sans penser aux mouvements difficiles à réaliser. Cela favorise également le maintien de l’autonomie par l’envie de vouloir faire plaisir au chien (servir de l’eau, attacher sa laisse, aller promener).

Par son attitude d’écoute apparente, le chien donne le pouvoir au patient de prendre confiance en lui et lui permet de dépasser ou relativiser certaines peurs. Par ailleurs, la réussite des activités proposées et des soins prodigués au chien favorise également l’estime de soi. Les séances peuvent également permettre de responsabiliser le patient qui devient auteur des soins : en passant du statut de soigné au statut de soignant, de passif à actif, il se sent utile et valorisé.

La présence d’un animal lors d’une prise en charge réduit l’apathie et stimule le patient. Elle encourage aussi les efforts et favorise l’investissement et la motivation à participer et s’appliquer.